Dire “Au revoir” n'est jamais un acte de paix ; c'est un déchirement silencieux, une ligne de faille qui s'ouvre sous nos pieds. C’est ce moment précis où l’on réalise que le passé est un miroir brisé que l’on ne pourra jamais recoller, mais dont on garde tout de même les morceaux qui nous sont chers.
On brûle les ponts non pas pour avancer, mais pour s'assurer que l'on ne pourra plus jamais faire demi-tour vers toute cette innocence et sincérité qui n'a fait que nous trahir jusque-là.
Dans l'écho de ce dernier mot, “Au revoir”, il y a certes toute la fureur due à la perte de l'être cher, de voir tout ce qui a été construit s'écrouler sous tes yeux ; mais il y a aussi la beauté on ne peut plus tragique d'un nouveau départ, aussi sombre soit l'autel du sacrifice sur lequel il sera fondé.
